Où mon âme utopique, fuit un monde chaotique,
Mon être est meurtri, ivre de frivolités,
Qui deviennent habitudes dans cette réalité.
Ma chair est triste et las de tant de gens perdu,
Durant cette infini quête d'un noble vécu
Ma chair est triste et las de tant de temps perdu,
A de maintes questions toujours irrésolues.
Je suis en vérité un vieux livre fermé,
Coincé dans une bibliothèque déserte d'objets.
Malgré de maints essais, personne ne peut m'atteindre,
Il me faut pour cela, ne jamais cesser de feindre,
Un vrai jeux de faux semblant s'installe dès lors,
Pour cacher que mon être est bel et bien mort.
Cette profonde solitude, loin d'être fugace,
Semble pourtant inexistante en surface,
Là est la ruse de cette judicieuse Muse,
Cachée dans mon âme, où elle est pourtant l'intruse,
Paraissant innocente, mais pleine de vice remplie,
Peu à peu ôte a mon âme tout souffle de vie.
Je suis entouré mais toutefois solitaire,
Ce qui est désormais, tout à fait ordinaire.
Pour soigner ces démons qui ne cessent de grossir,
J'ai besoin de partir, à zéro revenir.
Mon être blasé par cette vaine réalité,
Ne peut plus continuer de vivre esseulé.
L'échec de cette vie sans intérêts aucun,
N'est que le résultat de ce monde importun.




